151011
Paris- Pondichéry, Draupadi
Cette collection automne-hiver, est inspirée d'une légende de l'épopée du Mahabharata (mythes hindous).
Pour découvrir la collection, descendre avec le curseur situé à droite de votre écran.
* Les images ci-dessous sont réalisées avec Armelle Bouret photographe, www.armellebouret.com
* Elise Ricadat danseuse, Maythinie et Alexandra, ont tour à tour incarné Draupadi.
* Gustavio, coiffeur des reines, s'est occupé de leurs chevelures.
Tous les modèles sont déposés à l'INPI.
Les vêtements sont déclinés en plusieurs matières et coloris, rendez-vous à l'atelier-boutique pour les découvrir:
34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, du mardi au samedi de 13h00 à 19h30
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Manteau Dune, en laine mohair fushia, existe en noir:
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Veste Vayu, en tissage de laine mauve et bleu argenté (existe en noir argenté)
avec Pantalon Delta en jacquard satin de coton prune, (existe en bronze, et en noir):
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Pull Muga à manches longues en jersey parme (existe en noir)
et Pantalon Delta:
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Gilet Dupatta en coton écru et gris doux (se porte de 3 manières différentes)
et Bermuda Plié en coton bleu-gris (existe en noir):
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Pull Muga en jersey épais citrouille
et Jupe Oubliée en jacquard bleu et mauve:
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Manteau Bourgeon Court en laine bleu à chevrons noirs, (existe en mauve et en gris)
et Pantalon Pythagore en coton chocolat argenté:
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Chemisier Draupadi en soie noire (existe en coton jaune-vert)
et Pantalon Plié en jacquard de coton noir (existe en bleu-gris):
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Veste Entrelacs et Col Draupadi en feutre de laine mohair et alpaga:
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Gilet Rivière noir à rayures blanches
et pantalon membrane (existe en noir):
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Cache Coeur 60 en laine et tencel vert sycomore (existe en noir, en gris chiné et en noir et blanc rayé):
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Tee Shirt Muga en jersey bleu (existe en parme, en noir et en vert bruyère)
Robe-Tunique-Pantalon Muga en jersey vert bruyère (existe en noir):
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Chemisier Draupadi en coton jaune-vert bambou (existe en noir)
et Jupe Vayu en jacquard satin bronze (existe en noir):
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Robe Méharée en laine et tencel vert sycomore (existe en noir):
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Manteau Lava en tissage de laine bleu et mauve argenté:
111011
Backstage
Pour en savoir plus sur les coulisses de la création de cette collection Paris- Pondicherry, Draupadi,
cliquez sur le lien ci-dessous:
Vous y lirez la genèse d'une collection, ce qui nourrit mes vêtements
ainsi que les raisons de ma collaboration avec la chanteuse Camille.

Photo: Armelle Bouret au Couvent des Récollets
Camille porte le Manteau Vayu en soie tissée et filée à la main.
http://parispondy.canalblog.com/
240311
Printemps Eté: "La Nuheure"
Dans le sillage de la précédente collection 'l'Envol des Femmes aux Semelles de Vent", cette nouvelle collection a été pensée légère, évanescente, furtive et protéïforme à l'instar des nuages.
Une femme paysage nous livre ses déclinaisons chromatiques d'une journée d'été, elle tire son nom "La Nuheure" d'un ouvrage de Jacques Roubaud: Ciel et terre et ciel et terre et ciel:
«(...) la durée, au lieu d’être mesurée en minutes, en heures, en jours, le serait en nuheures; une «nuheure» serait le temps que mettrait le plus merveilleux des nuages à traverser le ciel. Et cette «nuheure» en fait s’allongerait indéfiniment, les nuages sans cesse ralentissant pour ne pas arriver au bout de leur course, pour ne pas quitter son regard, pour demeurer liés à lui dans le bonheur aérien, et la solitude partagée de la contemplation.»
Les photographies sont d'Armelle Bouret: www.armellebouret.com
Les illustrations sont de Chloé Sanson: www.chloesanson.com
Maythinie, Muriel et Angélique, coiffées par Gustavio, se sont prêtées au jeu de l'incarnation de la Nuheure.
Tous les modèles sont déposés à l'INPI.
Ils sont déclinés en plusieurs matières et coloris, rendez-vous à l'atelier boutique
pour faire votre expérience personnelle de "La Nuheure":
34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, du mardi au samedi de 13h00 à 19h30
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Cinq heures dix sept du matin
Manteau Sensei Papillon en lin noir,
porté sur une jupe méharée en tissu de costume masculin noir à rayures blanches.
Cinq heures quarante six du matin: premières lueurs
Étole Kamarupa en coton et métal parme
(existe en coton et métal bleu indigo ou aubergine)
portée sur une Jupe Straelitzia Longue
«(...) jusqu’à ce que tout se noie dans une splendeur gris rose qui n’est plus la terre et
pas encore le ciel. En haussant le regard par-dessus l’indéfini qui nous entoure, nous
verrions surgir des nuages hauts et lointains, aux contours vaporeux, moelleusement pensifs.
Le soleil les illumine sans retenue, il hésite à leur sujet, les frôle, les effleure. difficile
d’imaginer des nuées moins voyantes, d’une beauté plus délicate et tranquille.»
Le Nuvolaire, Fosco Maraini
Six heures vingt deux: l'Aube
Cache- coeur 60 en viscose gris perle rayé de blanc
existe en noir, et en tweed noir et blanc.
Six heures vingt trois: l'heure de Rayleigh*
Jupe Soufflée en coton et métal rouge doublée de soie ivoire,
existe en coton et métal bleu indigo, aubergine ou parme.
* La lumière solaire est constituée de toutes les couleurs du spectre de la lumière visible. Les différentes couleurs du spectre ne sont pas toutes affectées de la même façon par le passage dans l'atmosphère. Certaines couleurs peuvent être absorbées et ré- émises par les molécules d'air : c'est la diffusion. Au lever et au coucher du Soleil, la lumière parcourt un plus long trajet dans l'atmosphère que lorsque le Soleil est à la verticale. La diffusion de la lumière est alors importante :elle traverse une épaisse couche d'air qui diffuse au maximum les photons de courte longueur d'onde (les bleues) et dépouille donc sa lumière de celles-ci. Quand elle nous parvient, elle nous paraît rouge. Le phénomène est spécialement spectaculaire lorsque l'air contient de très fines particules de poussière ou d'eau en suspension : elles réfléchissent la lumière dans toutes les directions. Rouge, rose ou orange...durant quelques dizaines de minutes, le ciel s'enflamme. Ce phénomène est appelé la diffusion de Rayleigh nom du physicien anglais qui décrivit ce phénomène en 1870.
Six heures cinquante huit
Six heures cinquante neuf
Sept heures quarante sept: petit jour
Robe Méharée en viscose gris perle à rayures blanches
existe en noir et en noir rayé de blanc
Dix heures dix huit: matinée
Manteau Bourgeon Court en lin stretch gris perle
+ étole tricotée main en laine de chevreaux angoras
«Elles se fondent (...) en ondes et vapeurs légèrement rosées, avec des ombres
à peine violettes et quelques soupirs de lumière plus claire (mais pas blanche),
dans une voûte céleste elle-même estompée.» Le Nuvolaire, Fosco Maraini
Midi une
Jupe Robe Sarong
en coton vert minéral, existe en lin noir.
«Et puis l’azur. Ce vieux mot de poète et de pilote (...): les paysages que le hasard
fait avec les nuages, leur attrait mystérieux et plus puissant que celui des terres
auxquelles on accoste, malgré la beauté perçue. La gloire du soleil sur la mer violette,
oui. Sous les yeux, ce faste sans prix et qui pourtant ne signifie rien, auquel, fût-on
Baudelaire, on ne peux accrocher au fond aucun mot qui tienne. Voyageur dont le désir
est en forme de nuage, rêvant de voluptés vastes, changeantes, inconnues, dont l’esprit
humain n’a jamais su le nom.» Philip Forest, Le Siècle des Nuages
Treize heures et cinq minutes: zénith
Quatorze heures cinquante deux
Jupe Robe Sarong en coton vert minéral (photo en version jupe)
portée avec un Gilet Stratus en jersey gris et blanc
Quatorze heures cinquante trois
Gilet Stratus en jersey gris et blanc
Dix sept heures vingt sept: fin d'après-midi
Etole Kamarupa en coton et métal bleu indigo
(existe en coton et métal parme ou aubergine)
+ pantalon delta en viscose gris perle rayé de blanc
+ top soufflé en crêpe de soie gris opale
«(...) quelques vagues mouvances de nuages effleuraient ses pensées en contrepoint de céruléens parfums chromatiques.» Le Nuvolaire, Fosco maraini
Dix huit heures vingt huit: demi-soir
Dix huit heures trente: soir
Pantalon Delta en viscose gris perle à rayures blanches
existe en noir, en coton bronze, et en coton kaki à rayures ocres
Dix neuf heures quarante sept: demi-jour
«Dans les nuages qui me surplombent, qui m’entourent et s’étalent à mes pieds(...), je vois -comme au plus profond de moi-même- une superposition, une conjonction et une disjonction ininterrompues d’éléments semblables ou antithétiques, de lumières et de ténèbres, de clarté et de mystère, de noblesse et de vulgarité, de générosité et d’égoïsme. Un océan dont je sais l’existence, dont je sens la convulsion continue, mais impossible à analyser en ses éléments propres car sitôt que ma pensée se saisit d’un de ceux-là, celui-ci est déjà différent de ce qu’il fut l’instant d’avant, libre et spontané. Mes idées s’immobilisent, s’irréalisent: les réelles se sont enfuies, fluides et impensées.» Le Nuvolaire, Fosco Maraini
Veste Lava en coton vert minéral doublé de soie ivoire
Vingt heures et sept minutes: soleil couchant
Etole Papillon en coton et métal parme
existe en coton et métal aubergine, en soie indigo et en soie opale
Jupe Chimère en coton et métal orange kaki
Vingt heures et huit minutes: l'heure de Rayleigh* bis
Vingt heures cinquante deux: crépuscule
«Avec mes yeux qui ont vu cela, les mêmes yeux, ma voix qui le dit, la même voix, me souvenant de ce spectacle magnifique- tous ces pays dont aucun n’égalait en splendeur le pur paysage vide du ciel parmi l’encombrement énorme des nuages réfléchissant la lumière du soleil. Avec cette certitude étrange (...) de pouvoir être partout et de ne se trouver nulle part. Semblable soi-même à une sorte de nuage soufflé par le vent. Pas grand-chose. A peine quelqu’un. Un touriste, en somme. Etant entendu que le tourisme est l’art de jouir du monde en passant. Comme la vie.» Philippe Forest, Le Siècle des Nuages
Vingt et une heures trente huit: dernières lueurs
Manteau Bourgeon Long en coton et métal rose argile
+ Robe Litham
Vingt deux heures et deux minutes: chute totale du jour
Robe Litham taupe gaufrée
«Le désert aussi, avec la couche continue des altocumulus, régulièrement ondulée et jaunie par le soleil, aux dunes parfaitement disposées comme celles que le vent du Sahara souffle et forme avec le sable. Sans que l’on puisse dire où se situe la réalité et où se situe son reflet. Si c’est le ciel qui imite la terre, comme un caméléon lové autours de la planète et tournant avec elle. Ou si c’est la terre qui imite le ciel, façonnant sa surface solide selon l’empreinte que laisse sur elle le spectacle d’en haut.» Philippe Forest, Le Siècle des Nuages
Vingt trois heures quarante cinq
Robe Nimbus en coton et métal aubergine doublée de soie indigo
«Lorsque du miroir plan, immobile, des eaux
Une brume soulève le tapis étalé,
La Lune, associée à l’ondoiement des phénomènes aériens,
Brille, fantôme créateur de fantômes,
(...)
Alors montent sur la montagne, vaste rassemblement,
Des traînées alignées, répandant une grande ombre
Sur les hauteurs moyennes, également enclines
A tomber en ondée ou à monter en vapeur aérienne.»
Goethe, La forme des nuages
Une heure quarante huit: nuit
Chemisier Sari en coton et métal aubergine
existe en coton et métal parme
Jupe Méharée noire à rayures blanches
Cinq heures douze: déjà demain
Jupe longue Straelitzia
+ top soufflé en crêpe de soie gris opale
«Il rêva qu’il descendait en barque une rivière, la rivière du temps;
et en même temps c’était le ciel.»
Jacques Roubaud, Ciel et terre et ciel et terre et ciel
Prix, matières, tailles et coloris
Les vêtements sont déclinés en petites séries dans différentes matières et coloris.
Attention certaines tailles et certaines couleurs sont fabriquées en très petite quantité!
Plusieurs modèles inédits sont disponibles à la boutique mais ne sont pas représentés sur le site.
(Il en va principalement des modèles réédités devenus classiques ou des pièces uniques.)
Les tailles vont du 34-36 au 44 selon les modèles, certains sont taille unique.
Les fourchettes de prix ci-dessous sont des prix ateliers TTC, ils ne sont jamais soldés. Nous contacter pour plus de précisions (01 44 83 94 47)
Printemps-été:
tops: de 70 à 175 euros
jupes : de 50 à 190 euros
robes: de 120 à 250 euros
pantalons: de 115 à 180 euros
vestes: de 150 à 320 euros
Automne-hiver:
tops: de 95 à 145 euros
jupes : de 50 à 190 euros
robes: de 150 à 250 euros
pantalons: de 135 à 180 euros
vestes et manteaux: de 220 euros à 420 euros
230311
Exposition "La nuheure ao" et "Déplier le ciel"
Dans le cadre de la manifestation Little Paradis,
*** Vidéo poétique réalisée avec Delphine Graticola: "La nuheure ao" (montage Elisabeth Fouché)
La nuheure ao par marielabarelle
*** Photographies de Delphine Graticola: "Déplier le ciel"
"Little Paradis" est une manifestation culturelle du X ème arrondissement, un plan est à votre disposition pour vous inviter à découvrir de nouveaux lieux dans le quartier.
Photo du vernissage: Xavier Dumoulin http://xavierdumoulin.com/
090211
Performance Marie Barbottin & Marie Labarelle
Samedi 29 février 2011
Performance de Marie Barbottin & Marie Labarelle, "La Nuheure"
Sous la Nef du Collège des Bernardins, dans les cadre des Conversations Essentielles
sur le thème "Vers quoi court-on?"
image: Armelle Bouret
* Une «nuheure» est une unité de temps permettant de mesurer le déplacement d'un nuage dans le ciel. C'est un mot inventé par Jacques Roubaud dans son ouvrage "Ciel et terre et ciel et terre et ciel".
« Un objet créé est porteur d’une mémoire. Une veste structurée selon un «fil de fronce» dans lequel je me suis projetée pour ressentir lignes de tensions et lignes de flottement du vêtement résulte de la somme des gestes qui lui ont donné vie et sens, et porte ainsi une trace de mon esprit à l’initiative de ces gestes. Passions, rêves, doutes, peurs, rencontres... peuplant mon imaginaire trouvent leur prolongement dans la matière. Riche de ce récit, on peut se demander si un vêtement est vraiment achevé? L’usage qui en est fait va faire se poursuivre, à un autre rythme, sa transformation.» Marie Labarelle
La danseuse (Marie Barbottin): est vêtue d’un «Gilet Nuheure» tricoté en fil de laine de chevreaux angoras élevés dans une ferme des Pyrénées, et d’un «Pantalon Membrane» en soie et micromodal tissé en Alsace. Design Marie Labarelle.
La tricoteuse (Marie Labarelle): est vêtue d’une "Robe Lava" en soie damassée qu’elle a conçue à Kyoto en août 2009 en collaboration avec le Maître teinturier Yusai Okuda. La teinture de cette robe s'appelle «Yume Korozome» («kôrozome des rêves»): ce procédé unique produit un phénomène de métamérie des couleurs (couleurs changeantes en fonction des conditions d'éclairement et d'observation) offrant des variations infinies.
Elle porte au majeur de la main gauche, montée sur un anneau d'argent, une météorite "chondrite carbonnée" tombée le 8 février 1969 à 1h05 à Allende au Mexique. Certains éléments contenus dans cette météorite proviennent de l'explosion d'une supernova à proximité de notre nébuleuse solaire originale il y a plus de 4,5 milliards d'années. Ces éléments sont les plus anciens matériaux connus dans tout le système solaire.
Les aiguilles à tricoter: sont en bois et aluminium, elles ont été conçues par un ébéniste basé à Marseille.
La bande son: provient d’un enregistrement réalisé en Indonésie sur l’île de Java, dans un atelier de métiers à tisser en bois à entrainement manuel. Cet atelier produit un tissu traditionnel de coton appelé «lurik», qui est porté à la cour du Sultan de Jojyakarta.
070211
Un extrait d'un texte d'Isabelle Van Welden écrit après de longues conversations à l'atelier
MARIE LABARELLE, CRÉATRICE D’HABITS
(extrait)Isabelle Van Welden*
© janvier 2011
En guise d’enseigne, un fil de peinture blanche, comme dévidé d’une bobine, court sur la vitre de la devanture. Fil du tissu, fil de la couture, fil de la pensée aussi, fil des rêves ou fil du temps, il signale le lieu « ouvert à toutes les possibilités » où Marie Labarelle conçoit et réalise des vêtements pour les femmes au gré des cheminements de ses multiples voyages, réels et imaginaires.
L’histoire a commencé avec une jupe oubliée dans le panier à linge. C’est son nom : la Jupe oubliée (dans le panier à linge). Marie Labarelle a observé ses plis, réfléchi à l’esthétique produite par ces froissures fortuites et construit un vêtement à partir de cette proposition du hasard. Et elle a continué. Ainsi les vêtements qu’elle crée depuis bientôt dix ans, manteaux, robes, jupes et pantalons, vestes, gilets, chemisiers et tops, twin-sets et tuniques, prennent-ils forme à partir de recherches sur le pli : ramassé, bouffant, pointu, drapé, coulant…
Un coupon peut rester pendant un à deux mois sur le canapé de l’atelier, elle le regarde en passant, le retourne, le manipule, teste ses réactions. A un certain moment elle le met contre elle, le jette au-dessus de son épaule, le serre autour de sa taille. Alors elle « entre » véritablement dans le tissu, découvre les possibilités des mouvements naturels de sa matière. C’est à partir de ces mouvements qu’elle va créer des formes. C’est toujours un défi, d’errances en tâtonnements et en rebondissements, et une surprise quand jaillit l’instant de conception, parfois difficile à garder ou à retrouver pour pouvoir l’analyser et le mettre en œuvre. « Quand on cherche, on ne sait pas. Les choix se font dans l’intuition, l’accident. C’est latent, à un moment cela devient évident ».
Contrairement à de nombreux créateurs qui dessinent une silhouette, cherchent ensuite le tissu qui convient et le découpent selon son contour, elle commence à travailler sur le mannequin de couturière et crée ses vêtements directement en trois dimensions. Au cours de ce processus le tissu est progressivement animé, son âme révélée. Une âme dormante, en réserve, qui se déploiera tout à fait lorsque les vêtements bougeront sur les corps des femmes…
Au cours de voyages au Japon et en Indonésie, Marie Labarelle a été prise dans des flux de pensées, de visions, d’émotions qui se sont accordés à ses intuitions et ont abondé ses sources d’inspiration. Dans la collection automne-hiver 2009, intitulée « Sur les pentes du volcan Chimère », les formes et les mouvements de la ligne Straelitzia entrent en coïncidence avec la somptueuse fleur tropicale qui lui donne son nom, tandis que le Manteau Lava, le Manteau Mérapi et la Robe Lava sont directement issus de l’expérience la plus forte de ces voyages, l’expérience volcanique.
Des voyages imaginaires inspirent les collections suivantes. Dans « Ma Méharée », au printemps-été 2010, les mouvements de la Jupe, du Chemisier, de la Veste et de la Robe Méharée partent de la colonne vertébrale, le tissu appuyé aux vertèbres s’impressionnant de leur dessin littéral dont les ondulations évoquent celles de la caravane traversant le désert, tandis que le Tee-shirt drapé et le Twin-set maille, légers et couvrants, s’imaginent portés pendant la marche sous le soleil et le Top Foulard qui laisse le haut du dos et les bras nus, à l’ombre des arbres de l’oasis.
A la sortie du désert, trois femmes – où est-ce celle qui avançait dans la lumière et la chaleur écrasantes du désert qui se réincarne par trois fois ? – apparaissent dans « L’Envol des femmes aux semelles de vent », la collection de l’automne-hiver 2011. L’Aviatrice, l’Oiselle et la Sœur d’Icare ont en commun la fragilité, entendue comme une force dans le programme de cette collection : celle de la légèreté. Alors que la terre, l’eau et le feu parcouraient les collections précédentes, dans celle-ci en effet c’est l’air qui circule. Un Pantalon, un Pull et un Manteau Millie rendent hommage à l’intrépidité de l’aviatrice américaine Amelia Earhart dont Millie était le surnom ; la Jupe, le Chemisier et la Veste Alae appréhendent directement les organes du vol, les ailes, en étudient les profils et les envergures.
Marie Labarelle considère qu’un vêtement n’est pas tout à fait achevé tant qu’il n’a pas été choisi, attirant selon un ensemble complexe de raisons une femme qui le portera de toute sa personne. C’est pourquoi l’essayage non seulement n’est pas une corvée ni un simple passage obligé, mais véritablement une expérience qui a valeur de preuve. Elle installe le vêtement sur un corps unique, le termine en l’adaptant par des petits points qui l’ajustent, en font un modèle personnalisé. C’est aussi le moment où elle assiste à la transformation de la femme s’habillant. Revêtir prend alors tout son sens. Le vêtement agit sur le corps, il le révèle. Il est aussi révélé par lui et devient alors pleinement habit. « Habiter une fleur »… « Habiter une coquille »… « Se draper d’une membrane d’air »… Les femmes sont invitées, à chaque fois qu’elles revêtiront leur habit, à lire la phrase inscrite sur l’étiquette qui y est cousue. « Dans mon cœur une brassée de fleurs ». « Entre tissu et peau mon humeur vagabonde ». « S’appuyer sur l’air ». Ainsi chacun est-il doté avant son départ d’une formule, à la fois expression de l’état d’esprit qu’il peut susciter et évocation du début de son histoire depuis que, un an auparavant ou plus, un tissu a été choisi, rapporté à l’atelier et posé sur le canapé...
En regardant une peinture aborigène au musée du Quai Branly, Marie Labarelle eut la vision d’une « femme-paysage » portant un vêtement qu’elle habiterait comme un territoire et qui révélerait son corps. Cette vision fondatrice d’un habit habité a orienté l’ensemble de ses créations. Depuis, en un lieu unique où se tissent les fils de sa vie intérieure, de son activité et de son être au monde, elle cherche le mouvement du tissu et façonne ses plis à la rencontre des formes des corps. Ainsi s’exprime la « femme-paysage » : dans la nature un corps habillé, un habit habité.
Isabelle Van Welden est née en 1954 à Paris. Sa famille est originaire des Flandres. Se destinant au théâtre, elle s'y consacre pendant plusieurs années tout en étudiant l'histoire. Elle commence à écrire en 1989. Depuis 1994, elle travaille à la Bibliothèque nationale de France. Isabelle Van Welden est auteur de l'ouvrage Le Palais des archives, 2002, éditions Christian Bourgeois
photos: Delphine Graticola, Armelle Bouret, Matthieu Gauchet
060211
"Kimonoiseau": solidarité pour le Japon
photographie: Delphine Graticola, http://delphinegraticola.ultra-book.com/
Le phénix perché dans le cerisier en fleur,
Sa flamme en paraît rose parmi tant de blancheur.
.
Il a connu l’orient, le fronton de ses temples ;
En songe quelquefois il s’envole et les hante.
Il sait la langue du désert, l’obole aux morts,
Les larmes des surivants. Sa propre vie est lente
A se consumer. Il rit de la fin des temps,
Comme un enfant royal de la misère du peuple.
Chaque aube est un pépin planté dans son verger
D’éternelle abondance et chaque crépuscule
Un tombeau qu’illumine son bûcher ardent.
L’humanité le croit posté au détour d’un cimetière.
Cherchez où la beauté a le droit de cité.
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Demandez-lui s’il craint l’apocalypse ;
Il sourira, magnanime et affable :
-Pas plus que le soleil ne craint l’éclipse.
.
Loan, Pierre Troullier
Vente exceptionnelle de chemisiers - kimonos conçus avec amour.
Leur prix de vente est de 95 euros, les bénéfices sont reversés à la Croix Rouge Japonaise.
Traité du vertige (nuit)
désordonnée la chute du pâle ordonnateur
inaugure incrédule l'ascension espérée,
justifie la révolte des veilleurs de l'attente,
accompagne le repos du coupable insoumis
en l'intense ascension des cauchemars amiables
la voie double du sage maîtrise la douleur,
impose au silence le délire du doute,
néglige les reproches de l'orant visionnaire,
épure de lamento, l'effroi transparent
assimile l'adversaire au partisan déchu,
manifeste en faveur des hymnes oubliés,
propose à la victoire la confusion des rites,
Yves Mabin Chennevière, Traité du vertige
Photographies: Armelle Bouret www.armellebouret.com
(assistée de Glen).
Magali Song (modèle) porte le Manteau Hypersustentateur* et la Jupe Soleil*,
le Manteau Sensei Papillon* et la Jupe Alae*.
Elle est mise en beauté par les pinceaux de Aya Watanabe (maquilleuse)
et le coup de peigne de Gustavio (coiffeur) avec le soutien d'Olivia (lampe de poche).
151210
Pensées à cheval sur 2010 et 2011
Le temps dans la matière
Devant me consacrer à plusieurs métiers induits par mon activité de designer de vêtement, la notion de temps revêt pour moi un sens multiple: le temps de la création, le temps de la production, le temps de la communication et de la vente, liés entre eux par le rythme des saisons.
Par ailleurs, deux voyages récents en Indonésie ont été l’occasion d’entrer en contact avec une autre temporalité de la matière par le biais des batiks traditionnels (tissus teints manuellement avec la technique de réserve à la cire). Riche de mon expérience et de ma sensibilité aux fibres textiles, cette rencontre a été un éveil qui m’a autant appris sur ce que j’avais entre les mains là-bas: des textiles «lents», (élaborés au cours de 2 à 6 mois de travail chacun), que sur ma pratique basée à Paris ( deux collections de prêt-à-porter par an en plus d’ interventions artistiques ponctuelles). J’aimerais ici partager ma conception du temps «inscrit dans la matière».
Peur et désir, effroi et émerveillement
Dans l’acte de création, (qui dans ma pratique passe par la transformation de la matière, le tissu en particulier), il y a un mouvement provoquant l’apparition de quelque chose, là où avant, il n’y a avait rien, ce qui en fait un marqueur du temps. Du fait de son surgissement soudain cette chose en question éveille des émotions d’émerveillement et d’effroi. Survivre à ses peurs et à ses désirs, gérer les émotions qui en découlent, comment ces motivations fondamentales s’organisent-elles dans le temps pour rendre possible l’acte de création?
La vertu de la répétition, de l’apprentissage à la maîtrise en passant par l’abandon
Transformer la matière induit des étapes successives et cycliques. L’analyse et l’observation de l’état des choses («écouter» ou «lire» le tissu), conduit à une action menée par des gestes qui nécessitent justesse et précision, qualités qui ne s’acquièrent que par l’expérience et donc par l’erreur. C’est le renouvellement incessant de ces gestes qui permet de réduire l’erreur. La pratique qui prête attention aux erreurs accroît la confiance: en effet, dès que l’on peut faire quelque chose correctement plus d’une fois, l’erreur cesse de terroriser. De même, en faisant survenir quelque chose plus d’une fois, j’obtiens un objet à méditer: les variations permettent d’explorer le même et la différence. Loin d’être une simple répétition, la pratique tourne au récit, les mouvements s’enracinent toujours plus profondément dans le corps et j’avance pas à pas vers une plus grande technique jusqu’à ce que des compétences complexes s’enracinent et deviennent un savoir tacite aisément accessible.
Répéter pour devenir la matière en devenir
Lorsque je suis concentrée sur ma pratique, à tirer des leçons de la répétition, la conscience de mon corps à la tâche glisse vers l’outil que je manipule (machine à coudre, épingle, fil, ciseaux) puis s’étend progressivement vers la matière même en transformation. Pour décrire cette expérience Maurice Merleau-Ponty appelle «être de chose» dans «Phénoménologie de la perception» , ou le philosophe Michael Polanyi parle de «conscience focale». Je deviens matière, ou plus justement la matière en devenir, et c’est cette anticipation qui permet de produire le geste juste, le-quel donnera un nouvel état à la matière, nécessitant un nouveau diagnostique, poussant plus loin l’anticipation et ainsi de suite. L’ennui ne pointe pas dans cette pratique, il n’ y a même rien de plus élémentaire, ce phénomène porte le nom de rythme. Je m’oublie donc moi-même dans cette pratique, ou peut-être serait-ce plus exact de dire que je travaille alors dans un monde libéré de l’opposition dualiste entre dextérité et maladresse et que ceci à pour conséquence de pouvoir m’oublier. Grâce à la dextérité acquise par la répétition, je ne suis pas lasse, mais en éveil parce que j’ai acquis une technique d’anticipation. Cette anticipation se vit de l’intérieur non pas comme un futur proche, mais, parce qu’elle est régie par un rythme, comme un éternel maintenant.
Lâcher prise, abandonner le temps
Toute la difficulté de ce processus soumis aux aléas de la chose en train de se faire résulte dans l’appréciation du temps. Le plus souvent, j’estime le temps que demandera un travail; mais les contraintes matérielles m’obligent à des révisions. L’erreur pourrait consister à croire que je peux accomplir la tâche rapidement. En fait, je dois arrêter de combattre le temps linéaire en suspendant temporairement mon désir d’achèvement.
«La conscience a pour véritable conséquence d’imposer la notion de temps à un univers qui, lui, est immuable.» Buckminster Fuller
La vie des choses, l’inachèvement et le vieillissement
Un objet ainsi créé est donc porteur d’une mémoire. Une veste structurée selon un «fil de fronce» dans lequel je me suis projetée pour ressentir lignes de tensions et lignes de flottement du vêtement résulte de la somme des gestes qui lui ont donné vie et sens, et porte ainsi une trace de mon esprit à l’initiative de ces gestes. Passions, rêves, doutes, peurs, rencontres... peuplant mon imaginaire trouvent leur prolongement dans la matière. Riche de ce récit, on peut se demander si un vêtement est vraiment achevé? L’usage qui en est fait va faire se poursuivre, certes à un autre rythme, sa transformation.
Or, un fait que l’on peut communément observer dans notre culture occidentale est que le vieillissement des objets est quasiment aussi insupportable que le vieillissement des êtres humains (on confère aux objets qui nous entourent les qualités humaines qu’on souhaiterait posséder, la publicité illustre assez largement ce propos). On veut exclure la possibilité d’être confronté à une quelconque défaillance qui pourrait survenir avec l’usage, voire on refuse toute trace d’un usage.
Par ailleurs, le schéma d’avancement en boucles énoncé ci-dessus, est remplacé aujourd’hui par un schéma linéaire générant la production massive d’objets non enrichis par ce processus. Le temps de recherche c’est-à-dire, le luxe de l’abandon momentané de la finalité a été remplacé par une production massive qui s’auto-régule par la sélection a postériori. L’erreur reste inéluctable, elle est même multipliée à grande échelle, mais est niée, bradée ou refoulée, reléguée à l‘état de déchet.
Comment résister aux schémas dominants qui incitent à un choix a posteriori de l’action et érigent la notion de rupture comme valeur fondamentale?
Comment s’abandonner à une perte de finalité pour pouvoir accueillir ce qui survient?
Quelles formes intéressantes la compression du temps dans notre société peut-elle générer en dépit d’un appauvrissement général des objets qui nous entourent?
Telles sont les questions que je me pose aujourd’hui en tant que designer.
Marie Labarelle
vitrine en ligne: http://marielab.canalblog.com/
voyage de Paris à Java: http://parisjava2009.canalblog.com/
sources:
"Ce que sait la main", Richard Sennett
"Artisan et inconnu, La beauté dans l'esthétique japonaise" Soetsu Yanagi
"Buckminster Fuller: Scénario pour une autobiographie" Robert Snyder
071210
Exposition nocturne Little Paradis
Mon quartier est un "Little Paradis". Retrouvez ici le plan et l'ensemble du programme.
A l'occasion du parcours parcours nocturne du 9 décembre 2010, mon atelier-boutique 34 rue des Petites Ecuries a été dédié à une installation de la photographe Armelle Bouret sur le thème du "flottement".
photos backstage: Mirela Dhrami
110309
La Femme Paysage, vision de Paris à Java: performance dansée et exposition
A Fashion[1]..
Vidéo envoyée par marielabarelle
Découvrez le récit de l'aventure indonésienne de 2009 et 2010 en cliquant ici.
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Vidéo de la Femme Paysage
3 films courts (3min) de la Performance de la Femme Paysage: avec Marie Barbottin (danse) et Adèle Blanchin (didgeridoo) sous l'oeil aiguisé de Julien Paumelle (http://www.regardcamera.com)
160808
Exposition et Performance de la Femme Paysage
La Femme Paysage est une démarche à l'écart des collections,
c'est une recherche de vêtements-territoires.
Elle est inspirée des mythes fondateurs de la culture aborigène (Australie).
Les aborigènes racontent l'épopée d'êtres ancestraux qui ont sillonné la terre en surface et en sous-sol en marquant la géographie de leur passage. En fin de parcours leurs corps se transformèrent en marques physiques du paysage. La cartographie géographique se lit comme celle du corps: le paysage est anthropomorphe. Cette mythologie s'exprime dans les peintures corporelles.
Loin de vouloir récupérer des codes graphiques , penser des vêtements sur ces fondements a permis:
* D’élaborer un lien entre design de vêtement et topographie pour jouer avec les échelles:
( la peau que le corps habite évoquant le paysage que le corps parcourt)
* De dissoudre les limites du corps (jouer sur les notions de peaux)
* D’insister sur le mouvement même dans la matière (incarnation d’un déplacement, d’une danse)
* photographies: Matthieu Gauchet
* modèle: Marie Barbottin, danseuse
Ces photographies sont en vente. Pour connaitre les formats et tarifs, contactez Matthieu Gauchet:
gauchetm@yahoo.fr
Performance de La Femme Paysage, 15 mars 2008:
*didgeridoo: Adèle Blanchin
*danse: Marie Barbottin
*photographies de Hanfei Chen
140808
Dans son abécédaire, Gilles Deleuze nomme la femme paysage à la lettre D comme "désir".
Cliquez sur ce lien pour visualiser un extrait de cette vidéo.
120808
Contact
Marie Labarelle, "La Maison":
34 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris
tel: 01 44 83 94 47
marielabarelle34rdpetitesecuries@hotmail.fr
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photo: Catherine Jaillon, merci à Jennifer
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Au rythme de 6 e-mails par an environ.
070907
Les femmes que j'habille
* sont uniques et créatives,
elles savent interpréter mes recherches pour se les approprier
elles transcendent le quotidien par leur allure
* sont audacieuses,
elles n'ont pas besoin de suivre des instructions futiles et furtives,
elles préfèrent le bon design aux tendances
* sont engagées,
elles me font confiance pour produire mes vêtements dans des conditions respectueuses
* sont généreuses,
elles font profiter leur entourage de leurs trouvailles
* sont fidèles,
et attentives à l'évolution de mes recherches, et sont intérressées
par la dimension culturelle qui transcende les vêtements.
Merci à elles!






















































































































































